Si la fin du monde est à 7h, le fun est à moins quart!

Comment se passe votre marathon de réunions virtuelles? Bien, moyen, pu capable? Si ce type de réunion nous fait sauver énormément de temps et nous rend ultras efficaces (trop?), pour les discussions à bâtons rompus avec les collègues, on repassera. Sur ce point, la machine à café reste imbattue.

En négociation, on apprend que les moments les plus riches en information sont ceux qui sont juste avant et juste après la réunion. Lorsque l’ordre du jour est clos, l’être humain a tendance à baisser les barrières et partager davantage. Ces moments ne sont donc pas uniquement utiles pour s’amuser et relâcher la pression, mais ils sont également de vraies mines d’or en information. C’est l’experte en collecte d’information qui vous le dit!

Lors de votre prochaine réunion virtuelle, essayez de vous connecter quelques minutes avant la rencontre. Vous serez probablement surpris d’y trouver déjà 2-3 personnes connectées. Que ce soit pour jaser tranquillement et relâcher la pression d’une longue journée de travail seul entre 4 murs ou pour discuter d’un autre projet en cours, soyez certain que vous tirerez plusieurs bénéfices de ces quelques minutes.

Bénéfices du moins quart

  • Mieux connaître vos clients, partenaires, collègues en créant un lien personnel,
  • Découvrir des besoins/ idées/ problèmes que vous partagez avec vos contacts et que vous pourriez régler en combinant vos efforts,
  • Faire une coupure entre des heures de solitude et une réunion de groupe,
  • Relâcher la tension de la journée en discutant à bâtons rompus avec d’autres êtres humains,
  • Simplement se changer les idées.

Des pauses pour alimenter votre créativité

Contrairement à ce que certains pensent, les pauses sont un élément crucial des gens efficaces et créatifs. Le cerveau a besoin de temps « vide » pour créer des liens entre les idées. Alors si c’est vous qui organisez la prochaine réunion, créez une nouvelle habitude et avisez d’avance les participants que vous serez connectés à moins quart.  Celles et ceux qui souhaiteront prendre une petite pause ou vous jaser d’un sujet parallèle recevront le message et vous y rejoindront avant. Pour ce qui est des autres, nous aurons une pensée bienveillante pour leur horaire débordé qui ne leur permet plus de se rendre à la machine à café! 😉

Mort aux résolutions bidons

Mon premier billet éditorial pour débuter cette nouvelle décennie! Il y a plusieurs années déjà (une quinzaine je crois, ouf!), je me suis rendu compte que malgré mes bonnes intentions, mes résolutions de début d’année finissaient toujours aux poubelles après 2-3 mois. Fichues résolutions qui d’ailleurs tournaient toujours autour des mêmes sujets du type « Manger mieux, bouger plus ». Pourtant, le concept est bon! Profiter de la nouvelle année pour s’engager à s’améliorer. Alors où était le problème et surtout, pourquoi semblaient-elles toujours être des corvées? Il était temps pour moi de changer d’approche.

Stratégie inversée

Ma nouvelle stratégie: faire exactement l’inverse de ce que je faisais auparavant! Plutôt que de travailler sur moi de l’extérieur vers l’intérieur, je prendrais dorénavant des résolutions qui travailleraient sur l’intérieur afin d’avoir un impact sur mon extérieur. En gros, il ne me restait plus qu’à cibler mes points faibles (ou carrément mes défauts!) et choisir sur lequel je voulais travailler en premier. Ces points faibles pouvaient venir autant de caractéristiques de ma personnalité que je souhaitais polir, que de situations dans lesquelles je me retrouvais régulièrement, à mon corps défendant. J’ai alors commencé à prendre, au rythme d’une à deux par année, des résolutions telles que « Écouter plus, parler moins » et « Responsabiliser les gens autour de moi en déléguant ».

Plus facile à dire qu’à faire. Ai-je besoin de préciser que certaines résolutions ont pris plus d’une année à maîtriser naturellement? Je l’avoue sans honte, le faux pli est parfois difficile à lisser. C’est pourquoi il est important de ne prendre qu’une seule résolution par année (ou deux quand vous atteindrez le niveau « ninja ») et de la renouveler l’année suivante si vous n’êtes pas parvenu à un niveau qui vous satisfait.

L’influence de l’environnement

Les situations de vie peuvent aussi jouer un rôle dans le choix de résolution. Par exemple, lorsque j’ai démarré mon entreprise, j’ai réalisé à quel point j’étais une personne cartésienne et que l’absence de certitude me causait un grand malaise. Cette année-là, ma résolution était la suivante: « Être à l’aise dans le flou ». Avec un tel objectif annuel, épinglé à hauteur des yeux sur mon tableau de travail, je n’ai pu faire autrement que de l’avoir toujours en tête. Au cours des mois suivants, j’ai amorcé de nombreuses discussions avec des amis et collègues pour apprendre de leurs expériences et me suis développé une myriade d’outils pour m’aider à quantifier ce « flou » afin de le restreindre au minimum.

Fermez les yeux et plongez!

Se commettre à une telle résolution donne littéralement l’impression de prendre le taureau par les cornes, mais une fois maîtrisée, la satisfaction est autrement plus grande que celle que vous auriez pu avoir par exemple en perdant 10 lbs entre 2 boîtes de biscuits. Alors si vous en avez marre des résolutions déjà toutes faites dictées par la société, je vous propose pour 2020 d’essayer ce nouveau type. Identifiez votre plus grand irritant actuellement (dans votre vie personnelle ou professionnelle) et engagez-vous à y travailler durant la prochaine année. Et au bout de 12 mois, si vous n’êtes pas satisfait, donnez-vous simplement plus de temps en la renouvelant. Car les vrais changements se font dans la durée!

Bonne année et bonne résolution!

Pour vous aider à démarrer, voici quelques suggestions:

  • Éviter le surmenage
  • Agir avec patience et tact
  • Cesser de stresser pour des choses hors de mon contrôle
  • M’offrir davantage de petits bonheurs quotidiens

Et pour les ninjas, une difficile:

  • Les échéanciers et les délais sont mes amis