Démasquer les Fake News en 6 points

Les « fake news » ou « fausses nouvelles » ne viennent pas uniquement d’un certain compte Twitter hébergé à la Maison-Blanche. Lorsque l’on fait des recherches sur internet, on y est malheureusement régulièrement confrontées. Passant la grande majorité de mon temps à identifier de l’information stratégique pour mes clients sur la toile, je vous partage ici mes 6 trucs pour démasquer rapido-presto ces fameuses fake news.

1. Validez la source

Êtes-vous sur un site crédible? Si vous le connaissez déjà, vous pouvez attester de son sérieux. Sinon, portez attention aux points suivants:

  • L’adresse URL comporte-elle des choses étranges? Un nom de site loufoque, une extension moins formelle que .com ou .ca ou encore l’extension d’un pays étranger. Cela peut déjà vous indiquer des choses sur la provenance de l’information.
  • Explorez la page « À propos » si vous ne connaissez pas le site. Elle vous en dira plus sur l’organisme qui publie l’article et surtout, sur ses biais possibles.
  • Les publicités affichées (la quantité et le type) sont des indices probants. Les sites moins sérieux ont tendance à vendre beaucoup d’espaces publicitaires afin de générer des revenus. De plus, ils ne prennent habituellement pas la peine de mettre des filtres sur le type de publicités qui peut être affiché. Des publicités non reliées à l’industrie (ou grivoises!) sont signe qu’il faut se méfier.

2. Lisez l’article au complet

Les titres des « fake news » sont souvent trompeurs et rédigés pour augmenter le nombre de clics et le trafic. Il m’arrive régulièrement de lire des articles qui ne correspondent pas, ou très peu, au titre initial.

  • Des opinions plutôt que des faits. Les « fake news » citent rarement des faits et émettent davantage des opinions. Si des faits sont cités, assurez-vous du sérieux de la méthodologie employée. La source originelle doit être mentionnée, préférablement avec un lien hypertexte vers celle-ci, ainsi que l’année de référence. Les journalistes sérieux ont reçu dans leur cursus des cours de méthodologie et la citation des sources est ancrée dans leur être.
  • La présence de fautes d’orthographes dans un article est un signe à ne pas négliger sur la crédibilité d’une source. Celles qui sont sérieuses ont accès à des correcteurs.

3. Retracez la source originelle

Les sites de nouvelles ne font souvent que relayer de l’information provenant d’ailleurs. Cela est facile à identifier car on y cite une entreprise/organisme/personne à l’extérieur d’eux. Partez de là et remontez à la première source à avoir publiée cette nouvelle.

  • Cherchez le communiqué de presse s’il s’agit d’une nouvelle.
  • Pour une étude de marché, retracez le catalogue des publications de la firme l’ayant produite.
  • Fouillez les médias sociaux ou la section « Nouvelles » du site web d’une entreprise pour valider une actualité la concernant.

Une source crédible vous facilitera habituellement la tâche en vous la mentionnant dans son article.

4. Renseignez-vous sur l’auteur

Est-ce que l’auteur est quelqu’un de connu et reconnu dans son domaine? Une rapide recherche sur LinkedIn vous donnera son profil et vous serez facilement en mesure d’évaluer son degré d’expertise en la matière.

5. Triangulez l’information

Comme pour déterminer la position d’un point GPS, un minimum de 3 sources est à favoriser pour valider une information. Mais faites attention à ce que ce soit 3 sources indépendantes impliquant une certaine analyse ou qu’un angle différent soit abordé, afin de pouvoir vous y fier.

  • Lancez votre propre recherche dans Google en sélectionnant les mots-clés les plus distinctifs de la nouvelle. Jetez rapidement un œil aux résultats pour voir si beaucoup de sources semblent parler du même sujet. Jetez un oeil aux résultats des 2e et 3e pages, car vos termes de recherche ne seront pas parfaitement ciblés à cette étape.
  • Tentez d’identifier une source en laquelle vous avez confiance qui relaie la même nouvelle. Au fur et à mesure que vous ferez des recherches, vous validerez de nouvelles sources d’information crédibles et votre spectre de référence s’élargira.
  • Un seul site peut retracer une vrai nouvelle, si celle-ci est innovante et que la source est reconnue pour être à l’avant-garde des tendances. Il peut alors s’agir d’un « signal faible » qui n’a pas encore été identifié par la majorité. Si vous pouvez valider la crédibilité de la source, il devient alors important de surveiller cette information et de creuser davantage. Vous possédez alors peut-être une nouvelle importante qui pourrait vous donner un sérieux avantage concurrentiel!

6. Regardez la date

Internet nous joue parfois des tour et nous ressort de très vieux articles. Pensez toujours à regarder la date de publication (et l’année!) afin de vous assurez qu’il s’agit bien d’un résultat récent.

Et le 1er avril, ne prenez rien pour acquis!!! La communauté internaute prend un malin plaisir à publier de fausses nouvelles pour le Poisson d’avril, alors considérez-vous comme avertis!

Comment sauver 300 000$ à l’export

Selon Affaires mondiales Canada, il coûte en moyenne 300 000$ à une entreprise pour développer un nouveau marché à l’exportation. Vous investirez argent, efforts, voyages et temps. Beaucoup de temps. Pour une PME, il importe de ne pas se tromper! Alors comment s’assurer de choisir le bon pays? Celui qui sera le plus rentable, le plus rapidement?

Une étude de marché implique… que vous savez déjà où aller!

L’étude de marché est la solution la plus évidente. Pourtant, pour commander une étude de marché, vous devez déjà savoir où aller. C’est l’histoire de la poule ou l’œuf. Et si une étude de marché visant un seul pays vous coûtera plusieurs dizaines de milliers de $$$, je tremble à l’idée du coût d’une étude mondiale. Au final, ce qui risque d’arriver c’est que vous choisirez un pays au meilleur de vos connaissances, i.e. un pays où vous avez déjà un lead ou un contact. Le risque que vous appreniez (après 300 000$ d’investissement!) que cette opportunité d’affaires était un cas isolé est  bien réel. Alors comment faire pour éviter cela?

Qualifiez vos marchés

Un indice composite pondéré, vous connaissez? La méthode que j’ai développée, spécifiquement destinée aux PME, se base sur cet indicateur. Elle permet d’évaluer plusieurs pays en même temps tout en comparant leur potentiel de vente. Le résultat: une liste de pays classés en A, B et C selon leur potentiel réel de revenu. Ainsi, avant même vous de vous lancer, vous êtes sûr d’obtenir le meilleur rendement possible. Et en prime, vous saurez où aller ensuite, lorsque vous serez prêt à exporter dans un 2e ou 3e pays.

Alors comment sauve-t-on 300 000$ à l’export?

En s’assurant de choisir du premier coup le pays avec le plus fort potentiel de vente!
Envie de connaître les étapes?

Étapes pour sauver 300 000$ à l’exportation

1. Définir vos critères favorables à la vente

Vous vendez déjà votre produit, vous connaissez donc déjà les « conditions gagnantes » pour que le client achète. Par exemple, pour une technologie solaire, les critères suivants feraient parti de votre indice composite pondéré (ICP):

  • Niveau d’ensoleillement
  • Coût du combustible élevé
  • Présence de subventions

À cela s’ajouteront des critères spécifiques à l’exportation tels que:

  • Indice de protection de la propriété intellectuelle
  • Indice de sécurité
  • Coût de transport

Au total, vous devriez avoir autour d’une dizaine de critères pour bien couvrir tous les aspects.

2. Pondérer

Le « P » dans « ICP » permet quant à lui de donner un poids différent à chaque critère. Déterminer d’abord les critères « Go/ No Go », i.e. ceux qui doivent impérativement être remplis pour conclure une vente. Dans notre exemple, un pays ayant un ensoleillement inférieur à vos besoins en énergie ne sera jamais rentable; ce critère est donc un « Go/ No Go ». Classez ensuite tous les autres critères en ordre d’importance et attribuez-leur une pondération. Le total devra correspondre à 100.

3. Identifier les pays d’intérêt

Si vous ne savez pas encore quel est LE meilleur pays, il y a de fortes chances pour que vous ayez déjà une idée de ceux qui présentent un intérêt. Établissez la liste de ceux-ci en incluant ceux où vous avez des contacts, des leads ainsi que ceux qui vous semblent les plus forts selon vos critères « Go/ No Go». À cette étape,  nul besoin d’être sûr. Il suffit d’établir une liste des pays pour lesquels vous voulez évaluer s’il y a a, oui ou non, un potentiel.

4. Collecter les données

En débutant par les « Go/ No Go », collecter toutes les informations sur les critères favorables à la vente et ce, pour chacun des pays. Cette étape sera la plus laborieuse et la plus longue. Je vous suggère de demander de l’aide à quelqu’un qui s’y connaît particulièrement en recherche d’information (ou de demander à la personne qui a mis cette méthode au point 😉 ).

5. Trouver ses marchés A, B et C

À l’aide d’une grille de calcul où vous aurez défini l’échelle des unités de mesure pour chacun des critères, il ne vous reste qu’à compiler les résultats. Assurez-vous toutefois d’avoir une base d’information neutre et identique qui sera assez étoffée pour permettre la comparaison des pays entres eux. Au final, chaque pays obtiendra une note en % indiquant son potentiel de vente. Divisez le tout en 3 tiers pour établir vos pays A, B et C.

Valider sur le terrain

Avant de vous lancer, il est important de valider vos résultats sur le terrain. Pour ce faire, je vous suggère de profiter du gouvernement (oui oui!). Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) a des équipes disséminées dans le monde qui sont là pour vous aider. Identifiez l’expert relié à votre industrie et entrez en contact avec elle afin qu’elle vous aide à valider vos marchés A. Ce service du SDC est gratuit et la validation peut se faire au téléphone. Toutefois, vous devrez d’abord démontrer que vous avez fait vos devoirs et que votre démarche est structurée. Plus vous serez structuré, plus vous obtiendrez d’aide de leur part. Votre ICP vous sera ici doublement utile, car en un coup d’œil ils verront le sérieux de votre démarche.

Vous êtes prêts!

Partez la machine! Développez 1, 2 ou même 3 pays à la fois devient non seulement possible, mais vous prendrez cette décision en connaissance de cause et surtout, en toute quiétude. Vous aurez même déjà un contact sur place auprès du gouvernement canadien qui vous aidera à obtenir vos premiers rendez-vous.

Besoin d’accompagnement?

Cette démarche peut se faire à l’interne, mais si vous souhaitez aller plus vite et plus loin, chez Myriades et Pulsion nous avons développé un service conjoint de développement à l’international. Cette démarche se découpe en 5 phases:

  1. Familiarisation
  2. Qualification de marché
  3. Sélection et validation des marchés potentiels
  4. Développement de la stratégie et des outils de vente
  5. Développement actif des marchés & ventes

Que votre projet d’exportation soit de faire des ventes directes ou d’établir des réseaux de distribution, notre service couvre l’ensemble de vos besoins. Établi sur une base de partenariat, vous restez entièrement maître du processus du début à la fin.

Contactez-nous pour en savoir plus!

Catherine Letendre, Prés.
Myriades
819-674-1433
catherine@myriades.ca

Thomas-Alexandre Soucy-Roy, CEO
Pulsion
418-264-9514
thomas.roy@pulsioninc.co
www.pulsioninc.co

Ne devenez pas infobèse!

À l’ère d’internet, l’accès à l’information n’est plus un problème au contraire, c’est l’infobésité qui vous guette! La difficulté réside désormais à trouver LA BONNE information; celle qui fera la différence pour le développement de votre entreprise. Vous lisez les journaux, parlez à vos clients, assistez à des conférences, etc. À tous les jours, vous recevez des myriades d’informations et pour la valider, vous tapez quelques mots sur Google et vous obtenez… 42 625 résultats! Il n’est pas encore midi que vous êtes déjà infobèse!

On considère souvent à tort que la veille stratégique est simplement une collecte d’information. En réalité, la veille consiste surtout à trier, analyser, comprendre & exploiter ces informations. Et pour y arriver, la première étape est de mettre en place un système de veille structuré, efficace et systématique. Un régime minceur!

Envie d’essayer? Voici les 4 éléments cruciaux du régime minceur d’un bon veilleur.

Devenez info-mince!

1) Les super aliments

Soyez efficient en vous concentrant sur ce qui a le plus de valeur. Identifiez vos 2 ou 3 orientations stratégiques des prochaines années, ce sur quoi vous souhaitez mettre l’accent, vos avantages compétitifs ou encore les défis à venir. Difficile de choisir? Pensez à ce qui vous empêche de dormir la nuit et vous saurez ce sur quoi votre veille aura le plus d’impact.

2) La malbouffe

N’ingurgitez pas tout et n’importe quoi. Faites d’abord le tri. Avant de vous abonner à un journal, un magazine, une infolettre ou une alerte Google, consultez les archives (ou l’aperçu des résultats dans le cas des alertes). Si les articles antérieurs ne vous parlent pas, il est peu probable que ceux à venir le feront. Cette rapide validation vous évitera beaucoup de bruit indésirable.

3) Les exerciseurs

Vous avez déjà vu des vidéos rigolos où des gens très motivées s’entraînent sur des exerciseurs qu’ils utilisent de travers? Au point où des étrangers les filment pour partager sur YouTube? Non seulement cela tue l’amour-propre, mais en plus leurs efforts ne seront pas payés de muscles en retour. Il est donc important d’utiliser correctement les bons outils. Vous ne comprenez pas le « Grip Twister Iron Body »? Allez-y plutôt avec le tapis roulant.

C’est la même chose pour les outils de veille; si vous ne connaissez pas les flux RSS et aggrégateurs de fils, abonnez-vous plutôt aux infolettres. Et si vous souhaitez augmenter votre niveau, suivez de petites formations tout comme vous le feriez en demandant à un coach de vous aider lors de votre première séance d’entraînement au gym.

4) De l’exercice une seule fois par semaine

Une fois par semaine, c’est tout ce qu’il vous faudra pour devenir info-mince! Mais pour cela, il faut bien s’organiser dès le début et surtout: automatiser sa veille. Les alertes, les infolettres, les RSS et les logiciels de surveillance feront le travail pour vous. Ne vous reste plus qu’à paramétrer le tout pour ne pas être dérangé par l’entrée régulière de toute cette information. Des petits trucs comme de simples règles de redirection dans votre boîte courriel y verront.

A chaque semaine vous n’aurez plus qu’à faire le tour de votre système de veille et vous laissez inspirer par les perles que vous y trouverez!

Allez-y, lancez-vous!

Le débroussaillage… pour savoir si vous êtes dans le champ!

Les idées pour diversifier et démarquer votre entreprise ne vous manquent pas! Le problème est plutôt inverse : il y en a trop! Laquelle choisir?! Vous manquez de temps pour distinguer les bonnes opportunités des moins bonnes, des idées payantes de celles… moins payantes…

Alors que faire? Payer 50 000$ pour une étude de marché qui analysera dans ses moindres détails une de ces idées afin de vous rendre compte que ce n’est pas la bonne? Et re-payer 50 000$ pour l’idée suivante? Bien sûr que non. Ce que vous voulez : débroussailler!

« Débroussailler : Éclaircissement de ce qui est confus. »
– Le Petit Robert –

 

Vous avez 2, 3, 10 ou 20 idées sur la table et vous voulez simplement avoir une vision plus claire de ce qu’il en est avant de vous lancer. Vous cherchez à connaître:

  • la situation du marché,
  • l’offre actuelle de la compétition,
  • les volumes de ventes,
  • la fourchette de prix idéale et les marges,
  • les contraintes légales d’un marché géographique,
  • ou n’importe quel autre aspect relié à votre idée.

Vous pouvez vous en charger vous-mêmes, mais savez-vous que vous pouvez également demander à votre veilleur de vous filer un coup de main? Même s’il ne s’agit pas ici de veille stratégique (puisque plusieurs de ces idées tomberont en cours de route et ne nécessiteront pas de suivi), un bon veilleur a l’habitude de débroussailler. Avant d’implanter chaque système de veille, il doit en effet passer au travers des sources d’informations, identifier les meilleures, trier les résultats et surtout : synthétiser le tout.

Mettez votre veilleur au boulot durant votre réflexion

N’attendez pas de savoir exactement où vous voulez aller avant de contacter un veilleur. Simplifiez-vous la vie lors du processus de réflexion : demander à quelqu’un dont la spécialité est de chercher (et trouver!) de l’information de vous accompagner. Donnez-lui la liste de vos idées et laissez-le débroussailler. Il vous reviendra avec une information spécifique, fiable et trouvée rapidement pour alimenter votre réflexion. Vous pourrez ainsi passer au travers de toutes vos idées et sélectionner les meilleurs avec confiance.

Oh, et la seconde où vous aurez choisi les meilleures opportunités, vous aurez aussi en place un système de veille fonctionnel! Votre veilleur aura déjà creusé le sujet, identifié ses sources et il ne lui restera plus qu’à bonifier et automatiser le processus.
Une réflexion rapide et efficace débouchant sur un système de veille prêt à rouler au jour 1!

Que demander de plus?

La possibilité de continuer à poser des questions à votre veilleur au fur et à mesure que les nouvelles idées surgiront? Chez Myriades, notre service inclus des recherches ponctuelles d’information pour obtenir les réponses à toutes les questions que vous vous posez. C’est comme à Cuba : tout inclus!

Pas sûr de savoir par où commencer?
Contactez-moi, j’ai un questionnaire d’introduction qui vous permettra d’alimenter votre réflexion initiale.