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Le web simplifié en 5 sources

L’information contenue sur internet peut paraître infinie, mais saviez-vous qu’il est possible de la catégoriser en seulement 5 types de sources? Simples à départager, le fait de bien les comprendre vous sauvera du temps pour guider vos prochaines recherches web. Je vous explique ici en quoi consiste chaque type de source, quand les utiliser et quelles sont leurs limites. De plus, vous y trouverez aussi quelques exemples pour celles & ceux qui souhaitent les explorer davantage!

1. Moteur

Un moteur de recherche documente les pages web par mots-clés.

Quand les utiliser:

  • Lorsque l’on sait ce que l’on cherche, c’est-à-dire quand vous connaissez les mots-clés propres à votre sujet d’intérêt.

Limites:

  • Le choix des mots-clés est important. Pour contourner ce problème, il faut trouver des synonymes.
  • La langue est également une limite. Il vaut mieux chercher en français et en anglais au minimum.

Exemples: Google, Bing, Gigablast, WolframAlpha

2. Répertoire / Annuaire

De style « pages jaunes », un répertoire de recherche (aussi appelé « annuaire ») regroupe l’information en larges catégories. Il peut être généraliste, spécialisé ou géographique.

Quand les utiliser:

  • Lorsque le domaine est mal connu
  • Lorsque l’information est très vaste
  • Pour trouver des listes (de compagnies, de personnes, de journaux, etc.)

Limites:

  • Indexation humaine manuelle et donc subjective
  • Information moins précise
  • Information répertoriée en fonction de la popularité du site plutôt que de sa pertinence

Exemples: Wikipedia (et tous les « wiki »), Gigablast Directory, Jasmine Directory, World Wide Web Virtual Library

3. Métamoteur

Un métamoteur utilise plusieurs moteurs de recherche simultanément. Il a l’avantage d’éliminer automatiquement les doublons.

Quand les utiliser:

  • Lorsqu’une recherche dans un moteur ne donne pas assez de résultats

Limites:

  • Utile surtout pour « débroussailler » un sujet
  • Les résultats sont très disparates car les moteurs cherchent tous de façon différente

Exemples: Dogpile, DuckDuckGo, Metacrawler, Webcrawler, Yippy

4. Web invisible

Aussi appelé « web profond », c’est la partie du web qui est accessible en ligne, mais non indexée par les moteurs/répertoires généralistes. L’information s’y trouve habituellement sous la forme de base de données.

Règle générale, on dit que 30% de l’information sur internet est indexée par des moteurs & répertoires. Le 70% restant se trouve donc sur le web invisible. Par ailleurs, seulement 3% de l’information sur internet est indexé par Google. S’il s’agit de votre seule source d’information, vous passez donc à côté de 97% d’internet!

Quand l’utiliser:

  • Pour de l’information très précise, des études, des articles de presse, de l’information archivée, etc.
  • Lorsque l’on sait exactement ce que l’on cherche et dans quels types de source le trouver (site universitaire, bibliothèque, archives de journaux, etc.).

Limite:

  • Le web invisible est immense et ne se fouille pas qu’avec un seul moteur. Si on ne sait pas où chercher, on peut facilement être englouti.

Exemples:

  • Pages dont les données trop volumineuses pour être indexées. À titre d’exemple, Google se limite à recenser 500k de données par site web.
  • Pages qui ne sont pas reliées par hypertexte.
  • Bases de données accessibles seulement par des formulaires de requête.
  • Sites d’information qui refusent l’indexation par les robots.
  • Sites payants.
  • Intranet.

5. Web informel / Web 2.0

Le web informel contient de l’information provenant de la communauté internaute.

Quand l’utiliser:

  • Lorsque vous voulez connaître l’opinion des internautes ou entrer en contact avec eux. Savoir ce qu’ils pensent de vous, vos produits, votre entreprise, etc.
  • Permet de sonder les courants informels et évaluer ce qui se dit de bouche-à-oreille.

Limite:

  • Cette information est informelle et ne représente donc que l’opinion de ceux qui la propagent. Il faut faire très attention lorsqu’on l’utilise car elle ne peut être considérée comme fiable.

Exemples: blogues, forums, médias sociaux, sites personnels, médias alternatifs…

Démasquer les Fake News en 6 points

Les « fake news » ou « fausses nouvelles » ne viennent pas uniquement d’un certain compte Twitter hébergé à la Maison-Blanche. Lorsque l’on fait des recherches sur internet, on y est malheureusement régulièrement confrontées. Passant la grande majorité de mon temps à identifier de l’information stratégique pour mes clients sur la toile, je vous partage ici mes 6 trucs pour démasquer rapido-presto ces fameuses fake news.

1. Validez la source

Êtes-vous sur un site crédible? Si vous le connaissez déjà, vous pouvez attester de son sérieux. Sinon, portez attention aux points suivants:

  • L’adresse URL comporte-elle des choses étranges? Un nom de site loufoque, une extension moins formelle que .com ou .ca ou encore l’extension d’un pays étranger. Cela peut déjà vous indiquer des choses sur la provenance de l’information.
  • Explorez la page « À propos » si vous ne connaissez pas le site. Elle vous en dira plus sur l’organisme qui publie l’article et surtout, sur ses biais possibles.
  • Les publicités affichées (la quantité et le type) sont des indices probants. Les sites moins sérieux ont tendance à vendre beaucoup d’espaces publicitaires afin de générer des revenus. De plus, ils ne prennent habituellement pas la peine de mettre des filtres sur le type de publicités qui peut être affiché. Des publicités non reliées à l’industrie (ou grivoises!) sont signe qu’il faut se méfier.

2. Lisez l’article au complet

Les titres des « fake news » sont souvent trompeurs et rédigés pour augmenter le nombre de clics et le trafic. Il m’arrive régulièrement de lire des articles qui ne correspondent pas, ou très peu, au titre initial.

  • Des opinions plutôt que des faits. Les « fake news » citent rarement des faits et émettent davantage des opinions. Si des faits sont cités, assurez-vous du sérieux de la méthodologie employée. La source originelle doit être mentionnée, préférablement avec un lien hypertexte vers celle-ci, ainsi que l’année de référence. Les journalistes sérieux ont reçu dans leur cursus des cours de méthodologie et la citation des sources est ancrée dans leur être.
  • La présence de fautes d’orthographes dans un article est un signe à ne pas négliger sur la crédibilité d’une source. Celles qui sont sérieuses ont accès à des correcteurs.

3. Retracez la source originelle

Les sites de nouvelles ne font souvent que relayer de l’information provenant d’ailleurs. Cela est facile à identifier car on y cite une entreprise/organisme/personne à l’extérieur d’eux. Partez de là et remontez à la première source à avoir publiée cette nouvelle.

  • Cherchez le communiqué de presse s’il s’agit d’une nouvelle.
  • Pour une étude de marché, retracez le catalogue des publications de la firme l’ayant produite.
  • Fouillez les médias sociaux ou la section « Nouvelles » du site web d’une entreprise pour valider une actualité la concernant.

Une source crédible vous facilitera habituellement la tâche en vous la mentionnant dans son article.

4. Renseignez-vous sur l’auteur

Est-ce que l’auteur est quelqu’un de connu et reconnu dans son domaine? Une rapide recherche sur LinkedIn vous donnera son profil et vous serez facilement en mesure d’évaluer son degré d’expertise en la matière.

5. Triangulez l’information

Comme pour déterminer la position d’un point GPS, un minimum de 3 sources est à favoriser pour valider une information. Mais faites attention à ce que ce soit 3 sources indépendantes impliquant une certaine analyse ou qu’un angle différent soit abordé, afin de pouvoir vous y fier.

  • Lancez votre propre recherche dans Google en sélectionnant les mots-clés les plus distinctifs de la nouvelle. Jetez rapidement un œil aux résultats pour voir si beaucoup de sources semblent parler du même sujet. Jetez un oeil aux résultats des 2e et 3e pages, car vos termes de recherche ne seront pas parfaitement ciblés à cette étape.
  • Tentez d’identifier une source en laquelle vous avez confiance qui relaie la même nouvelle. Au fur et à mesure que vous ferez des recherches, vous validerez de nouvelles sources d’information crédibles et votre spectre de référence s’élargira.
  • Un seul site peut retracer une vrai nouvelle, si celle-ci est innovante et que la source est reconnue pour être à l’avant-garde des tendances. Il peut alors s’agir d’un « signal faible » qui n’a pas encore été identifié par la majorité. Si vous pouvez valider la crédibilité de la source, il devient alors important de surveiller cette information et de creuser davantage. Vous possédez alors peut-être une nouvelle importante qui pourrait vous donner un sérieux avantage concurrentiel!

6. Regardez la date

Internet nous joue parfois des tour et nous ressort de très vieux articles. Pensez toujours à regarder la date de publication (et l’année!) afin de vous assurez qu’il s’agit bien d’un résultat récent.

Et le 1er avril, ne prenez rien pour acquis!!! La communauté internaute prend un malin plaisir à publier de fausses nouvelles pour le Poisson d’avril, alors considérez-vous comme avertis!

Rechercher un visage dans Google

Ni vu ni connu, Google a ajouté une option à sa recherche d’image: celle de recherche de visages (gageons qu’il y a un lien avec son projet en cours de supporter les technologies de reconnaissance faciale sur Android!). Mais peu importe la raison, nous sommes très heureux de cette nouvelle fonctionnalité. Voici rapidement où la trouver et surtout: dans quel contexte l’utiliser!

Où la trouver

Rendez-vous sur la page de recherche de Google et

  1. Sélectionnez « Images »
  2. Cliquez sur « Outils »
  3. Sous « Type », choisissez « Visages »

Option Visages

Quand l’utiliser

Identifier des experts

Combinez-la à des mots-clés d’un secteur donné et repérez des experts dans ce domaine. Vous pouvez aussi facilement affiner votre recherche en utilisant les mots suggérés par Google.

mots suggeres

Identifier des employés

En combinant votre recherche aux opérateurs spécifiques, obtenez en un clic toutes les photos de personnes d’une compagnie, d’un ministère ou encore d’un organisme. Trouvez les employés, les gestionnaires, les membres du comité de gestion ou ceux du conseil d’administration. Tous ceux dont la photo est reliée à vos mots clés. Soyez encore plus précis en combinant par exemple, votre recherche de visage à l’opérateur spécifique  » site:  » et identifiez toutes les personnes dont la photo apparaît sur un site spécifique.

In site

Trouvez des photos gratuites de personnes

Simplement en ajoutant à votre recherche de visage l’option « Droits d’usage », vous identifierez en un seul endroit des photos pour alimenter votre site web, vos billets de blogue, vos présentations PowerPoint, etc. Cessez de passer d’une  banque d’image à une autre pour trouver la bonne photo: Google cherche dans tout le web, incluant les banques d’image tels que Pixabay, Pexels ou StockSnap, les photos qui seront libres de droits.

Droits dusage

Voici donc les principales utilités de cette nouvelle fonctionnalité que nous offre Google. Si vous en avez d’autres, surtout n’hésitez pas à partager dans les commentaires plus bas!

Le débroussaillage… pour savoir si vous êtes dans le champ!

Les idées pour diversifier et démarquer votre entreprise ne vous manquent pas! Le problème est plutôt inverse : il y en a trop! Laquelle choisir?! Vous manquez de temps pour distinguer les bonnes opportunités des moins bonnes, des idées payantes de celles… moins payantes…

Alors que faire? Payer 50 000$ pour une étude de marché qui analysera dans ses moindres détails une de ces idées afin de vous rendre compte que ce n’est pas la bonne? Et re-payer 50 000$ pour l’idée suivante? Bien sûr que non. Ce que vous voulez : débroussailler!

« Débroussailler : Éclaircissement de ce qui est confus. »
– Le Petit Robert –

 

Vous avez 2, 3, 10 ou 20 idées sur la table et vous voulez simplement avoir une vision plus claire de ce qu’il en est avant de vous lancer. Vous cherchez à connaître:

  • la situation du marché,
  • l’offre actuelle de la compétition,
  • les volumes de ventes,
  • la fourchette de prix idéale et les marges,
  • les contraintes légales d’un marché géographique,
  • ou n’importe quel autre aspect relié à votre idée.

Vous pouvez vous en charger vous-mêmes, mais savez-vous que vous pouvez également demander à votre veilleur de vous filer un coup de main? Même s’il ne s’agit pas ici de veille stratégique (puisque plusieurs de ces idées tomberont en cours de route et ne nécessiteront pas de suivi), un bon veilleur a l’habitude de débroussailler. Avant d’implanter chaque système de veille, il doit en effet passer au travers des sources d’informations, identifier les meilleures, trier les résultats et surtout : synthétiser le tout.

Mettez votre veilleur au boulot durant votre réflexion

N’attendez pas de savoir exactement où vous voulez aller avant de contacter un veilleur. Simplifiez-vous la vie lors du processus de réflexion : demander à quelqu’un dont la spécialité est de chercher (et trouver!) de l’information de vous accompagner. Donnez-lui la liste de vos idées et laissez-le débroussailler. Il vous reviendra avec une information spécifique, fiable et trouvée rapidement pour alimenter votre réflexion. Vous pourrez ainsi passer au travers de toutes vos idées et sélectionner les meilleurs avec confiance.

Oh, et la seconde où vous aurez choisi les meilleures opportunités, vous aurez aussi en place un système de veille fonctionnel! Votre veilleur aura déjà creusé le sujet, identifié ses sources et il ne lui restera plus qu’à bonifier et automatiser le processus.
Une réflexion rapide et efficace débouchant sur un système de veille prêt à rouler au jour 1!

Que demander de plus?

La possibilité de continuer à poser des questions à votre veilleur au fur et à mesure que les nouvelles idées surgiront? Chez Myriades, notre service inclus des recherches ponctuelles d’information pour obtenir les réponses à toutes les questions que vous vous posez. C’est comme à Cuba : tout inclus!

Pas sûr de savoir par où commencer?
Contactez-moi, j’ai un questionnaire d’introduction qui vous permettra d’alimenter votre réflexion initiale.

Google: les opérateurs spécifiques

Maintenant que vous connaissez la recherche avancée de Google et les opérateurs booléens, il est temps de passer aux choses sérieuses: les opérateurs spécifiques. Alors que les premiers vous aident à trouver plus rapidement ce que vous cherchez, les opérateurs spécifiques eux vous serviront à trouver de l’information beaucoup plus pointue. À trouver votre aiguille dans la botte de foin qu’est internet!

Les opérateurs spécifiques à retenir :

filetype:
Pour trouver un type de fichier particulier. Très utile lorsque vous cherchez des exemples de documents, tel que pour monter votre prochaine présentation de ventes sur PowerPoint. Il suffit d’ajouter l’extension du fichier que vous cherchez après filetype: tel que ppt, pdf, doc, ai, mp3, mp4, etc.

Par exemple, filetype:xls budget vous donnera plusieurs fichiers Excel de budget pour vous inspirer et ne pas partir de zéro.

site:
Pour chercher vos mots-clés dans un site en particulier. À utiliser pour des sites volumineux dont les moteurs de recherche sont inefficaces (ou qui n’en ont pas). Tous les sites du gouvernement par exemple! Vous pouvez taper le site au complet ou seulement l’extension.

site:www.lapresse.ca veille pour retrouver des articles avec le mot « veille » provenant du site La Presse.
site:gouv.qc.ca subvention énergie pour retrouver tous les sites du gouvernement du Québec contenant les mots « subvention » et « énergie ».

daterange:
Si la recherche avancée de Google vous permet de retrouver une nouvelle ou une page créée à un moment donné dans le temps, elle ne peut que reculer de 24h, 7 jours, 1 mois ou 1 an. La fonction « daterange » quand à elle permet de chercher entre deux dates précises. Utile pour retrouver un article perdu dans la masse de résultats, mais dont vous vous souvenez le moment de publication.

Par exemple, daterange:985191-985221 Prince permet de retrouver les articles sur Prince publiés dans le mois qui a suivi sa mort (22 avril au 22 mai 2016).

Attention, les dates doivent être écrites selon le calendrier julien. 22 avril 2016 = 985191 et 22 mai 2016 = 985221. Faites la conversion de n’importe quelles dates ici.

related:
Vous trouvez un site particulièrement utile et aimeriez savoir s’il en existe d’autres du même genre. Cette fonction, bien qu’imparfaite, permet de débroussailler internet pour trouver plus facilement d’autres sources pertinentes du même style.

Par exemple, related:merx.com vous sortira d’autres sites d’appels d’offres en ligne.

loc:
Permet de restreindre votre recherche à un endroit précis (« loc » est le raccourci de « location »).

Par exemple, loc:Amsterdam meeting room identifie des salles de réunions que vous pourriez louer pour votre prochain voyage d’affaires.

source:
Permet de chercher des nouvelles dont la source originale est spécifique.

Par exemple, source:le_devoir justin trudeau vous renvoie à toutes les nouvelles dont la source originale mentionnée est Le Devoir et traitant de Justin Trudeau (que le site soit celui du Devoir lui-même ou un autre qui aurait relayé l’un de ses articles).

cache:
Pour voir un site web tel que Google l’a enregistré la dernière fois qu’il est passé dessus pour le référencer. Utile lorsqu’un site ne fonctionne plus (temporairement ou définitivement) ou a récemment été modifié et que vous voulez consulter l’ancienne version.

Par exemple, cache:www.myriades.ca vous montre un instantané de la page d’accueil de mon site telle qu’elle était la dernière fois que Google l’a enregistrée. Vous pourriez ainsi retrouver rapidement une information s’il était temporairement indisponible.

 

Je vous ai présenté ici seulement quelques utilités de ces opérateurs spécifiques. À vous d’en trouver d’autres et de les appliquer selon vos besoins!

Bonne recherche!

À lire aussi:
Google: la recherche avancée
Google: les opérateurs booléens

Google: les opérateurs booléens

Dans le premier article de cette série sur les trucs de recherche Google, je vous ai parlé de la page de recherche avancée. Aujourd’hui, je vous parle de mon truc préféré: les opérateurs booléens.

Malgré un nom à coucher dehors (merci tout de même au mathématicien Georges Boole), les opérateurs booléens sont selon moi la façon la plus simple, rapide et efficace de préciser vos recherches internet. Nul besoin de passer par une autre page, telle que pour la recherche avancée. Ces caractères qu’on ajoute à nos mots-clés raffinent notre recherche. Et ils fonctionnent non-seulement dans tous les moteurs de recherche (pas seulement Google), mais aussi dans les alertes courriels!

9 opérateurs booléens à connaître :

1) LES GUILLEMETS «  »
Pour chercher une expression exacte.
Par exemple, « veille stratégique » identifie les pages web contenant cette suite de mots exactement dans cet ordre, plutôt que toutes les pages contenant les mots veille et stratégique.

2) LE PLUS +
Pour vous assurer qu’un mot soit présent dans la page.
Lorsque vous tapez plusieurs mots, par défaut Google vous présente les résultats les plus pertinents. Cela peut parfois signifier que l’un ou plusieurs mots ne soient pas nécessairement présent. Ajouter un + devant un mot vous permet de contourner ce problème.

3) LE MOINS –
Pour exclure un mot de votre recherche.
Par exemple, colle + »bois vert » – volée m’a permis  d’exclure toutes les pages utilisant l’expression « volée de bois vert ».

4) LE TILDE ~
Pour inclure les synonymes d’un mot.
Par exemple, ~truc de recherche Google inclut aussi les pages avec le mot astuce. Plus besoin de faire 2 recherches séparées, obtenez tous les résultats d’un coup!

5) L’ASTÉRISQUE *
Pour chercher un mot inconnu. Particulièrement utile pour retrouver une citation ou un proverbe dont on se souvient à moitié.
Par exemple, « se faire battre est * » permet de retrouver la citation complète de Napoléon « Se faire battre est excusable, se faire surprendre est impardonnable ».

6) LE SYMBOLE D’ARGENT $
Pour trouver un prix.
Par exemple, pedalo 200$ identifie tous les sites où trouver un pédalo à 200 dollars.

7) LES DEUX POINTS ..
Pour trouver un nombre compris dans une fourchette.
Par exemple, pedalo 200..400 dollars identifie tous les sites où trouver un pédalo entre 200 et 400 dollars.

8) L’AROBAS @
Pour trouver un mot ou une personne sur les médias sociaux.
Par exemple, @BarackObama vous renverra toutes les références reliées à Barack Obama.

9) LE DIÈSE #
Pour trouver les références de ce que l’on appelle communément un « hashtag ».
Par exemple, #tgif permet de trouver la définition du hashtag (ici « Thank god it’s Friday ») ainsi que des sites y faisant référence, médias sociaux compris.

Allez-y, essayez-les! Ces raccourcis rendront vos recherches internet beaucoup plus efficaces! Et n’hésitez pas à les combiner; les opérateurs booléens fonctionnent très bien de concert. Et ils peuvent être utilisés autant dans une recherche web que dans une alerte Google.

Bonne recherche!

Google: la recherche avancée

Google fait tellement partie de nos vies aujourd’hui que s’en est littéralement devenu un verbe. Peu importe le sujet, dès qu’une question surgit, nous la « googlons ». Pourtant, ce puissant moteur a une page d’accueil toute simple: un logo au-dessus d’une barre de recherche. Cette apparente simplicité cache toutefois une foule d’outils pour préciser vos recherches.

Premier d’une série d’articles (j’en ai actuellement 5 en tête, mais je sens que cela va s’allonger!), je souhaite ici vous aider à tirer le maximum de Google. Commençons donc par le début: ce premier billet porte sur la page de recherche avancée créée par Google pour vous aider.

La recherche avancée de Google

Nul besoin de vous casser la tête à apprendre par coeur tous les raccourcis clavier, retournons jeter un oeil à la bonne vieille page de recherche avancée. Longtemps disponible directement sur la page de résultats de recherche, il faut désormais la chercher un peu plus. Cliquez sur « Paramètres » puis « Recherche avancée » au bas à droite de la page d’accueil de Google, ou taper simplement « Recherche avancée Google »… dans Google!

recherche-avancee-googlev3

Vous tomberez alors sur cette page où Google a regroupé ses opérateurs les plus populaires:

recherche-avancee

Entièrement fonctionnelle, vous pouvez taper vos recherches directement dans les barres de recherche et obtenir les résultats.
Regardons ce que ces opérateurs peuvent faire et surtout, quand les utiliser!

tous les mots suivants:
C’est la même barre de recherche que celle sur la page d’accueil. Elle prend en compte l’ensemble des mots inscrits, dans l’ordre et le désordre. L’algorithme de calcul de Google est intelligent et donne plus de poids à certains mots qu’à d’autres, selon ce à quoi il pense que vous faites référence: votre historique de recherche, votre localisation, la crédibilité de certains sites web par rapport à d’autres… Mais vous ne saurez jamais le détail, car cet algorithme est l’équivalent du secret de la Caramilk chez Google!

Les opérateurs servent justement à contrer les choix que Google fait pour vous en choisissant vous-mêmes vos critères de recherche.

ce mot ou groupe de mots exact:
Pour rechercher une expression exacte ou un groupe de mots dans un ordre précis. Vous avez probablement déjà l’habitude d’utiliser les guillemets («  ») pour préciser votre recherche (ce qui en passant s’appelle un opérateur booléen, mais je devance mon prochain billet sur le sujet… 😉 ).

À utiliser quand les mots cherchés ont plusieurs significations. Par exemple, chercher les mots « terrier » et « écossais » séparément vous donnera des résultats très différents d’une recherche « terrier écossais », où clairement vous chercher une race de chien et non un écossais caché dans un trou!

l’un des mots suivants:
À mon sens, cette fonction est redondante et vous sera peu utile puisqu’elle permet d’avoir des résultats pour l’un, l’autre ou les deux mots entrés. Ce que fait déjà la barre de recherche de base qui peut parfois, ne pas tenir compte d’un mot si un autre semble plus pertinent.

aucun des mots suivants:
Très utile, ceci vous permet de retirer un mot de votre recherche. À combiner à la recherche principale, on inscrit ici un mot à retirer afin qu’aucune page ne contenant ce mot ne sorte dans nos résultats de recherche.

À utiliser quand un mot a plusieurs sens ou qu’un mot en particulier fait du « bruit » dans nos résultats en nous renvoyant beaucoup de pages non-pertinentes reliées entres elles par un thème. Identifier un mot commun à toutes ces pages permet de préciser la recherche. Par exemple, écrire:
jaguar -voiture
lorsqu’on fait une recherche sur l’animal.

nombres compris entre:
À combiner à la recherche principale pour trouver des pages web contenant des nombres contenu dans un intervalle précis.

À utiliser quand l’on cherche un prix! Pour un logiciel de CRM, un produit concurrent, un nouvel ordinateur…

langue:
Par défaut, Google cherche dans la langue de votre navigateur. Il est possible d’obtenir des résultats dans une langue spécifique.

région:
Par défaut, Google cherche d’abord dans les pages avec un nom de domaine et un hébergement dans votre pays. Et même votre région et ville s’il les connait! Vous pouvez chercher dans d’autres pays.

À utiliser quand vous faites des recherches reliées à un pays étranger. Par exemple, vous cherchez une liste de partenaires potentiels établis en France, ou encore un traducteur local à Séoul pour votre prochain voyage d’affaires.

dernière mise à jour:
Permet de chercher seulement dans les pages publiées depuis une certaine date. Ici, vous pouvez chercher dans les derniers 24h, 7 jours, 1 mois ou 1 an. Un opérateur avancé existe pour chercher entre 2 dates précises: daterange. Nous y reviendrons dans un prochain billet.

À utiliser quand vous chercher en vain un article publié récemment qui se fond désormais dans une foule de nouveaux articles sur le sujet. Spécifiez le délai souhaitez et réduisez les résultats pour faire remonter en première page votre article!

site ou domaine:
Permet de chercher dans un site en particulier ou dans un domaine au complet.

À utiliser quand un site n’a pas de moteur de recherche ou qu’il est inefficace. Je m’en sers surtout pour chercher dans les sites des gouvernements provinciaux ou fédéraux qui sont, et c’est peu dire, gigantesquement cauchemardesques. Leur moteur de recherche donnent des résultats disparates, impossible de s’y retrouver. Utiliser donc Google comme moteur pour chercher avec précision sur le site d’un ministère en particulier, ou tapez simplement le domaine .gouv.qc.ca dans cette barre. Google ne cherchera que dans les sites finissant par ce domaine.

termes paraissant:
Permet de chercher uniquement dans le titre, dans le texte, dans l’adresse URL ou dans les liens hypertextes.

SafeSearch:
Pour évacuer la « porn » de vos résultats de recherche… petits coquins!

type de fichier:
Permet de chercher non pas dans des pages webs, mais dans des documents! Word, Excel, PowerPoint, Adobe, etc.

À utiliser quand vous devez monter une présentation Powerpoint ou un budget sur Excel et voudriez vous inspirer de documents sur le même sujet.

droits d’usage:
Permet de n’obtenir que des pages que vous pouvez utiliser librement. Différents droits de licence sont disponibles (distribution, modification, fins commerciales).

À utiliser quand vous faites des recherches d’images ou encore à combiner avec un type de fichier que vous pourrez réutiliser.


Il existe plusieurs autres opérateurs que je vous présenterai dans cette série sur Google, mais en attendant je vous promets que vous épaterez la galerie avec ceux-ci (vous y compris)!

Et n’oubliez pas de les combiner! Plus vous en ajoutez, plus vos recherches seront précises!


 

Explorer un site web comme un pro

Visiter le site web est le premier réflexe que nous avons tous pour en savoir plus sur un client ou fournisseur potentiel, une association que l’on pense rejoindre ou sur notre concurrence. Sauf que parfois, une fois rendu sur le site, celui-ci contient 10 menus, 54 sous-menus et des tonnes de textes et images qui flashouillent sur chaque page! Alors par où commencer?

Explorer un site web comme un pro

Cette Halloween, enfilez votre costume de super-héros et devenez un pro en suivant ces 3 étapes faciles pour explorer n’importe quel site rapidement et efficacement!

1. Commencez par la page d’accueil

Tel un menu de restaurant, celle-ci vous permet de faire le tour du site en un coup d’œil. Cela vous donnera une bonne idée des sujets sur lesquels l’entreprise souhaite mettre l’accent.

Explorer le menu avant de cliquer sur quoi que ce soit. Commencez par identifier l’information utile pour vous sur ce site avant de vous lancer. Le menu du haut est trop complexe et (oh non!) il y en a un autre en plus sur le côté? Pas de panique: référez-vous plutôt au pied de page. La plupart des sites y affichent un menu simplifié plus facile à lire.

2. Lisez d’abord la page « À propos »

C’est la page où chaque entreprise choisie d’y mettre ce qui est important pour elle. Certaines y insèrent leur historique, d’autres y présentent leur fondateur, ou encore certaines y font valoir leurs prix et distinctions. Il s’agit du meilleur endroit où débuter pour savoir ce qui tient à cœur à l’entreprise et comprendre son évolution. Et lorsque l’on connaît l’objectif d’un organisme, l’on sait quel biais cela peut avoir sur sa vision de l’industrie. Une petite longueur d’avance pour vous afin de comprendre ses motivations!

3. Visitez le site en vous concentrant sur certaines sections

Souvent, il n’est nul besoin de visiter l’entièreté d’un site pour s’en faire une idée claire. Une fois trouvée la réponse à la question initiale qui vous a conduit sur ce site, mon expérience m’a appris que les sections suivantes sont celles qui vous en révélerons le plus sur l’entreprise, ses mouvements, ses valeurs et son réseaux :

  • Nouvelles: Pas besoin de fouiller internet, si quelque chose d’important c’est passé chez eux récemment, elle vous le dira elle-même!
  • Évènements: Est-ce que l’entreprise est active dans son milieu? Le nombre et surtout les lieux des salons auxquels elle participe vous indiquera rapidement si elle cherche à se développer à l’échelle nationale ou internationale.
  • Partenaires: Avec quels fournisseurs et clients travaille-t-elle le plus? Cela peut aussi vous indiquer des entreprises en commun par qui vous pourriez passer pour entrer en contact.
  • Liens utiles: De quelles associations cette entreprise est-elle membre? À quelle source d’information/magazines risque-t-elle d’être abonnée? Ceci vous indiquera ses champs d’intérêt: technologie, développement de marché, marché US…
  • Infolettre: Consultez les archives si possible avant de vous inscrire et de donner votre courriel à un étranger!
  • Publicités: S’ils vendent leurs propres espaces publicitaires, vous y trouverez d’autres sources potentielles d’information puisqu’on vend habituellement la publicité à sa chaîne de valeur: fournisseurs, clients, membres, etc.

Ces quelques astuces de pro vous permettront d’aller à l’essentiel en 2 temps et 3 clics!
Bonne exploration!

Fouiller internet sans s’y perdre!

Chercher de l’information sur internet? Rien de plus facile! Suffit de taper quelques mots dans Google et on trouve des tonnes de sources intéressantes! On en ouvre une, qui nous mène à une seconde, puis à une autre et… oups! Une heure plus tard on y est toujours! Et il était où déjà le premier lien que j’avais trouvé?

Si cela vous arrive de temps en temps (régulièrement?), si vous voulez sauver quelques minutes (heures?) de votre précieux temps ou si simplement vous souhaitez reprendre le dessus sur internet une bonne fois pour toute, instaurez ces 3 étapes faciles à votre routine de recherche internet:

Routine en 3 étapes pour vos recherches internet

1. Réfléchir avant de chercher

Notez sur une feuille les sources potentielles où vous pensez que vous pourriez trouver de l’information sur votre sujet AVANT de commencer à chercher. Rien ne sert de courir, il faut partir à point.
Exemples de sources : associations, centres d’expertise, laboratoire, Universités, organismes gouvernementaux, etc.

2. Méthodiquement passer au travers des sources

Chaque source vous mènera à d’autres sites potentiellement utiles. Pour ne pas vous éparpillez, fouillez une source au complet avant de passer à la suivante. Quitte à ouvrir plusieurs fenêtres de navigation en même temps.

3. Sauvegarder l’information au fur et à mesure

Conservez l’information pertinente au fur et à mesure, car après vous ne saurez plus où vous l’aviez trouvé. Nul besoin d’approfondir la lecture immédiatement, conservez-la pour plus tard à tête reposée, lorsque votre blitz de recherche sera terminé.

Décidez d’un lieu de conservation et utilisez le même pour toutes vos pistes.
Par exemple : créez un dossier spécial dans vos favoris, ou encore créez un document word avec le lien URL et un court résumé de ce qu’il contient.

Rien de bien compliqué vous me direz. Et vous avez raison, mais ce qui fait la force d’un bon veilleur c’est sa rigueur de recherche et sa méthodologie de travail. Être bien organisé vous sauvera plus de temps que vous ne pouvez l’imaginer, parole d’experte!