Web

Le web simplifié en 5 sources

L’information contenue sur internet peut paraître infinie, mais saviez-vous qu’il est possible de la catégoriser en seulement 5 types de sources? Simples à départager, le fait de bien les comprendre vous sauvera du temps pour guider vos prochaines recherches web. Je vous explique ici en quoi consiste chaque type de source, quand les utiliser et quelles sont leurs limites. De plus, vous y trouverez aussi quelques exemples pour celles & ceux qui souhaitent les explorer davantage!

1. Moteur

Un moteur de recherche documente les pages web par mots-clés.

Quand les utiliser:

  • Lorsque l’on sait ce que l’on cherche, c’est-à-dire quand vous connaissez les mots-clés propres à votre sujet d’intérêt.

Limites:

  • Le choix des mots-clés est important. Pour contourner ce problème, il faut trouver des synonymes.
  • La langue est également une limite. Il vaut mieux chercher en français et en anglais au minimum.

Exemples: Google, Bing, Gigablast, WolframAlpha

2. Répertoire / Annuaire

De style « pages jaunes », un répertoire de recherche (aussi appelé « annuaire ») regroupe l’information en larges catégories. Il peut être généraliste, spécialisé ou géographique.

Quand les utiliser:

  • Lorsque le domaine est mal connu
  • Lorsque l’information est très vaste
  • Pour trouver des listes (de compagnies, de personnes, de journaux, etc.)

Limites:

  • Indexation humaine manuelle et donc subjective
  • Information moins précise
  • Information répertoriée en fonction de la popularité du site plutôt que de sa pertinence

Exemples: Wikipedia (et tous les « wiki »), Gigablast Directory, Jasmine Directory, World Wide Web Virtual Library

3. Métamoteur

Un métamoteur utilise plusieurs moteurs de recherche simultanément. Il a l’avantage d’éliminer automatiquement les doublons.

Quand les utiliser:

  • Lorsqu’une recherche dans un moteur ne donne pas assez de résultats

Limites:

  • Utile surtout pour « débroussailler » un sujet
  • Les résultats sont très disparates car les moteurs cherchent tous de façon différente

Exemples: Dogpile, DuckDuckGo, Metacrawler, Webcrawler, Yippy

4. Web invisible

Aussi appelé « web profond », c’est la partie du web qui est accessible en ligne, mais non indexée par les moteurs/répertoires généralistes. L’information s’y trouve habituellement sous la forme de base de données.

Règle générale, on dit que 30% de l’information sur internet est indexée par des moteurs & répertoires. Le 70% restant se trouve donc sur le web invisible. Par ailleurs, seulement 3% de l’information sur internet est indexé par Google. S’il s’agit de votre seule source d’information, vous passez donc à côté de 97% d’internet!

Quand l’utiliser:

  • Pour de l’information très précise, des études, des articles de presse, de l’information archivée, etc.
  • Lorsque l’on sait exactement ce que l’on cherche et dans quels types de source le trouver (site universitaire, bibliothèque, archives de journaux, etc.).

Limite:

  • Le web invisible est immense et ne se fouille pas qu’avec un seul moteur. Si on ne sait pas où chercher, on peut facilement être englouti.

Exemples:

  • Pages dont les données trop volumineuses pour être indexées. À titre d’exemple, Google se limite à recenser 500k de données par site web.
  • Pages qui ne sont pas reliées par hypertexte.
  • Bases de données accessibles seulement par des formulaires de requête.
  • Sites d’information qui refusent l’indexation par les robots.
  • Sites payants.
  • Intranet.

5. Web informel / Web 2.0

Le web informel contient de l’information provenant de la communauté internaute.

Quand l’utiliser:

  • Lorsque vous voulez connaître l’opinion des internautes ou entrer en contact avec eux. Savoir ce qu’ils pensent de vous, vos produits, votre entreprise, etc.
  • Permet de sonder les courants informels et évaluer ce qui se dit de bouche-à-oreille.

Limite:

  • Cette information est informelle et ne représente donc que l’opinion de ceux qui la propagent. Il faut faire très attention lorsqu’on l’utilise car elle ne peut être considérée comme fiable.

Exemples: blogues, forums, médias sociaux, sites personnels, médias alternatifs…

Rechercher un visage dans Google

Ni vu ni connu, Google a ajouté une option à sa recherche d’image: celle de recherche de visages (gageons qu’il y a un lien avec son projet en cours de supporter les technologies de reconnaissance faciale sur Android!). Mais peu importe la raison, nous sommes très heureux de cette nouvelle fonctionnalité. Voici rapidement où la trouver et surtout: dans quel contexte l’utiliser!

Où la trouver

Rendez-vous sur la page de recherche de Google et

  1. Sélectionnez « Images »
  2. Cliquez sur « Outils »
  3. Sous « Type », choisissez « Visages »

Option Visages

Quand l’utiliser

Identifier des experts

Combinez-la à des mots-clés d’un secteur donné et repérez des experts dans ce domaine. Vous pouvez aussi facilement affiner votre recherche en utilisant les mots suggérés par Google.

mots suggeres

Identifier des employés

En combinant votre recherche aux opérateurs spécifiques, obtenez en un clic toutes les photos de personnes d’une compagnie, d’un ministère ou encore d’un organisme. Trouvez les employés, les gestionnaires, les membres du comité de gestion ou ceux du conseil d’administration. Tous ceux dont la photo est reliée à vos mots clés. Soyez encore plus précis en combinant par exemple, votre recherche de visage à l’opérateur spécifique  » site:  » et identifiez toutes les personnes dont la photo apparaît sur un site spécifique.

In site

Trouvez des photos gratuites de personnes

Simplement en ajoutant à votre recherche de visage l’option « Droits d’usage », vous identifierez en un seul endroit des photos pour alimenter votre site web, vos billets de blogue, vos présentations PowerPoint, etc. Cessez de passer d’une  banque d’image à une autre pour trouver la bonne photo: Google cherche dans tout le web, incluant les banques d’image tels que Pixabay, Pexels ou StockSnap, les photos qui seront libres de droits.

Droits dusage

Voici donc les principales utilités de cette nouvelle fonctionnalité que nous offre Google. Si vous en avez d’autres, surtout n’hésitez pas à partager dans les commentaires plus bas!

Comment le web change le monde (résumé de lecture)

La meilleure façon de résumer le concept exploré dans ce livre est « l’alchimie des multitudes ». Non, ce livre ne vous apprendra malheureusement pas à changer le plomb en or. Par contre, il s’agit d’un outil parfait pour vous démontrer qu’on peut étonnamment tirer une grande précision des foules.

Dans la moyenne, les erreurs s’annulent

Au début du 20e siècle, en Angleterre, 800 participants à une foire aux bestiaux ont été invités à juger, à la vue d’un bœuf vivant, du poids qu’il ferait une fois abattu et préparé. Il y avait bien sûr des bouchers et des éleveurs, mais aussi des gens qui ne connaissaient rien en boucherie. La moyenne de leurs estimations a donné 1 197  livres. Une fois abattue et préparée, la bête pesait 1 198 livres. Cette expérience a été répétée plusieurs fois et les résultats obtenus ont toujours été similaires.

La conclusion de cette anecdote : lorsqu’on fait la moyenne des opinions des gens, leurs erreurs s’annulent.

La longue traîne

De retour à notre époque, on a transposé ce phénomène à l’Internet et en est né le « crowdsourcing ». Par exemple, le site InnoCentive.com fait appel à des foules pour résoudre des problèmes de R&D que les plus grandes entreprises pharmaceutiques sont incapables de résoudre à l’interne.

Étrangement, les chances de résoudre un problème augmentent dans les domaines où l’on n’a pas de compétences formelles. C’est apparemment « l’œil nouveau » nécessaire pour voir le problème d’un angle complètement différent!

Je vous entends répondre : « Mais qu’est-ce que ça change dans ma vie d’entrepreneur? ». Eh bien voilà : si les erreurs s’annulent dans la moyenne et si les expertises se trouvent en périphérie, l’ajout d’Internet à l’équation vient donc contredire les modèles économiques antérieurs, tels que la loi des best-sellers et celle de Pareto. Il n’est plus nécessaire d’offrir seulement le produit qui plaira à la plus grande masse critique pour être rentable! Internet permet de vendre un nombre suffisant qui n’intéresse qu’un nombre restreint de personnes. C’est le phénomène de la « longue traîne ».

Longue traîne

C’est sur ce nouveau phénomène que Netflix et Google, entre autres, ont fondé la rentabilité de leur entreprise.

La « main invisible » d’Adam Smith est donc en train d’être remplacée par « les marchés sont des conversations ». Les clients s’expriment et ne pas les écouter, ne pas leur faire confiance revient non seulement à les perdre, mais à perdre le marché.

Joignez la conversation!

Comment-le-web-change-le-monde-pisani-piotet-pearsonComment le web change le monde – Résumé de lecture

Lire le résumé de lecture

Comment le web change le monde
Francis Pisani & Dominique Piotet